J’accueillais hier soir deux cyclistes de passage. Au détour d’un échange de textos où il me demandaient ce qu’ils pouvaient apporter, je leur répondais : « Rien. Contentez-vous d’amener la pluie ». Et ça a marché ! (ne me remerciez pas). Le lien de cause à effet est si flagrant que je ne peux que vous inviter à vous inspirer de ma méthode. Il ne vous aura certainement pas échappé que malgré des efforts spectaculaires et coûteux, même le pape n’est parvenu à aucun résultat probant la semaine dernière. D’où ma fierté.
J’ai par ailleurs appris hier que nous sommes dotés en Dordogne d’une préfète pleine de clairvoyance qui aurait pris la décision courageuse d’arbitrer en faveur d’une interdiction d’irrigation pour les petits maraîchers de Saint-Saud-Lacoussière, mais de maintenir l’autorisation de lavage automobile à la toute nouvelle station flambant neuf du même village. Une initiative aux vertus pédagogiques saluée par un consensus social approbateur, chacun sachant depuis des siècles qu’en cas de disette, l’argent se mange, y compris sous forme de voitures propres.
Les chafouins gloseront sûrement que voilà encore une belle illustration d’administration du désastre*. Mais les chafouins ne savent que chafouiner.

